Ce nouveau projet de loi, qui compte 144 articles, s'inspire des standards internationaux, notamment de la Convention des Nations unies contre la corruption. Il repose sur quatre axes principaux : la prévention, la détection, la répression et le recouvrement des avoirs illicites. Parmi les mesures prévues figurent la déclaration obligatoire de patrimoine pour les agents de l'État, l'encadrement du financement des partis politiques et des dispositions relatives aux conflits d'intérêts.

Le texte vise à combler les lacunes du cadre juridique actuel et à s'adapter aux mécanismes de corruption de plus en plus complexes, tels que l'utilisation d'intermédiaires et de sociétés-écrans. Il prévoit des techniques spéciales d'enquête, la protection des témoins et des lanceurs d'alerte, ainsi que le renforcement des sanctions pénales et financières. Une attention particulière est accordée au recouvrement des fonds détournés, le ministre de la Justice soulignant que « la corruption ne doit pas être un investissement ».

Après des échanges et des propositions des députés visant à renforcer les institutions de lutte, la protection des magistrats et l'efficacité des mécanismes de recouvrement, le projet de loi a été renvoyé à la Commission politique, administrative et judiciaire pour un examen approfondi. Parallèlement, l'Assemblée nationale a également autorisé la prorogation de l'état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.