Nommé à la tête de l'ANR en octobre 2011 sous la présidence de Joseph Kabila, Mutond a été une figure centrale du régime, souvent décrit comme l'homme le plus puissant et le plus craint du pays. Sa gestion de l'agence a été marquée par des accusations d'arrestations arbitraires, de détentions secrètes et de traitements inhumains, ce qui lui a valu des sanctions internationales, notamment de la part du Trésor américain et de l'Union européenne.

Après l'alternance politique en 2019, Kalev Mutond est devenu la cible d'enquêtes judiciaires pour torture et détentions arbitraires. Un avis de recherche avait été lancé à son encontre, mais il a été suspendu en août 2023. Son décès à Paris met fin à toute action publique à son encontre, laissant de nombreuses questions sans réponse.

Pour ses partisans, il fut un serviteur de l'État injustement critiqué, tandis que ses détracteurs le voient comme un symbole des abus de pouvoir. Sa disparition soulève la question de l'avenir du système sécuritaire qu'il a contribué à façonner.