Le ministre d'État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a défendu la prorogation en invoquant la persistance de l'insécurité et les opérations militaires en cours contre les groupes armés. Il a également mentionné des attaques attribuées à des forces ennemies et la reddition de certains éléments armés.

Plusieurs députés ont soulevé des préoccupations concernant la violence continue dans des zones comme Beni, Mambasa et Djugu, ainsi que la protection des populations civiles et la situation des personnes déplacées. Le fonctionnement des juridictions civiles dans les provinces sous état de siège a également été un point de discussion.

Le ministre de la Justice a reconnu les difficultés financières du système judiciaire, soulignant un budget annuel d'environ 50 millions de dollars américains pour un pays de plus de 100 millions d'habitants, dont une grande partie est consacrée aux salaires. Il s'est engagé à transmettre au gouvernement la demande d'audition des ministres concernés par la défense, l'intérieur et les droits humains.

La proposition de loi doit maintenant être soumise au Sénat pour examen. L'état de siège, instauré pour renforcer la réponse de l'État face aux groupes armés et protéger les civils, est prolongé par périodes de quinze jours, nécessitant l'autorisation des deux chambres du Parlement.